Historique

HISTORIQUE 1842-2014

 

DECOUVREZ : La légende de « La Croix-Verte »En 1992, l’ancienne hôtellerie de « La Croix-Verte », sise à nom, rue Pertemps 7 fêtait ses 150 ans.
En 1842, on l’appelait « le vieux bouchon ». Aujourd’hui, il est depuis longtemps converti en un café restaurant réputé, entre autre pour ses spécialités italiennes et pour l’accueil chaleureux de la famille du propriétaire et du personnel.
« La Croix-Verte » a une jolie légende ; elle repose sur des faits historiques retrouvés dans les archives d’un instituteur de Givrins.Au début de 1842, Nyon n’était qu’une toute petite bourgade comprenant le nœud historique dit « Nyon le vieil » en haut et « Bourg de Rive » en bas.Il n’y avait que peu d’activités commerciales, sinon administratives, à part le marché, la foire au bétail; il subsiste encore des dizaines de boucles de fer contre le mur occidental de Pertemps. Les Nyonnais ne disposaient que de peu de loisirs. Bien sûr on trouvait quelques tavernes, cependant les patronnes accueillantes et les véritables auberges étaient presque inexistantes. Aussi, ce haut de la ville jalousait-il, le bord du lac ! C’est que vivait là moult commerces, industries, pintes, proche du Bief de l’Asse, sans oublier les bateaux, les pêcheurs et bien entendu les pirates.Outre plusieurs hôtelleries, relais de diligences ou autres estaminets chaleureux, on découvrait « La Couronne » qui était un endroit recommandé par les nombreux voyageurs. Or, on y rencontrait aussi une séduisante cabaretière portant le prénom charmant de Catherine ; elle aimait follement un certain Laurent du… haut de la ville et celui-ci le lui rendait bien. Cet amour restait secret le plus possible, vu la situation des familles, l’une est aisée, l’autre modeste et les relations toujours tendues entre les deux quartiers de cette belle cité de la Côte. De plus Laurent était le fils du syndic Combaz, une personnalité qui n’aurait pu, semble-t-il admettre un mariage entre son fils du « haut » et une fille du « bas ».
Il arriva cependant ceci : la jolie Catherine pu mettre quelques sous de côté et eut l’idée de racheter une très ancienne pinte dégradée, sise à « Saint-Martin », soit donc à l’endroit où se trouve la « Croix -Verte » actuelle. Les tractations furent difficiles et durèrent une éternité.
Alors Catherine décida d’aller parler avec ces Messieurs de la municipalité.
Elle gagna ! Ainsi donc, quoique habitant le bout de rive, elle put épouser Laurent du « haut », avec lequel elle réussit à redonner à l’antique estaminet une chaleur nouvelle et auquel fut donné le nom de « Croix-Verte », comme ce fut le cas pour de nombreux établissements publics du canton. Laurent et Catherine vécurent heureux à la « Croix-Verte » ou s’arrêtèrent désormais de nombreux voyageurs. La paix revint aussitôt entre le bas de la ville et le haut de la ville.« Vive Nyon ! » S’écria le syndic Combaz peu après ce bel événement.